INTERVIEW avec Thierry Linder | Découvrir le monde de l’«IoT» à Shanghai

Une délégation de personnalités suisses du monde de l’économie est partie en voyage d’étude en Chine. Ce voyage de recherche «Fact Finding» était financé par le projet Manufacture 4.0. Voici un premier reflet réalisé sous la forme d’un entretien avec l’un des participants: Thierry Linder associé chez UDITIS. [Propos recueillis par JR Gonthier]

Thierry Linder @work chez Uditis (Photo: P.-A. Berger)

MSM : Qui a organisé ce séjour à Shanghai?

Thierry Linder : Ce voyage était organisé par La Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie, dans le cadre d’un groupe de réflexion sur l’Internet des objets et son intérêt pour la région neuchâteloise. Nous étions une vingtaine d’acteurs économiques à participer à ce séjour.

MSM : Qu’est-ce qui vous a frappé en particulier en Chine ?  

Thierry Linder : Le dynamisme…
L’envie d’entreprendre des Chinois est impressionnante.
En Suisse, et en Europe en général, quand on a une idée, on nous explique toujours pourquoi elle ne marchera pas. On réfléchit petit.

Là-bas, ils foncent, se trompent, ratent ou réussissent. En tous cas, ils avancent. Et sans peur. Il faut dire qu’en Chine, il n’y a aucun problème de masse critique lorsqu’on lance un projet. Le marché potentiel est énorme. Si de notre côté, nous avons de la peine à nous projeter dans un marché mondial, en Chine, leur marché national, c’est déjà en partie le marché mondial. Et si un projet fonctionne chez eux, c’est déjà gagné avant de pouvoir conquérir le reste du monde. Cela permet aux entrepreneurs d’avoir un esprit plus libre et créatif.

Délégation de personnalités du monde économique et industrielle suisse en voyage d’étude à Shanghai à la découverte de l’innovation chinoise.

MSM : Comment expliquer le fait que les occidentaux ne soient pas ouverts par rapport à la Chine?

Thierry Linder : Je pense que nos esprits ont de tous temps été orientés vers un fonctionnement plutôt pro-américain et anti Chinois. Le Chinois est, dans notre inconscient, celui qui copie et qui vole. Or, c’est faux. La Chine est aujourd’hui à considérer comme un partenaire. Il y a donc toute une mentalité à changer.
L’interview complet se trouve sur le portail de l’industrie www.msm.ch


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Les chinois ne se contentent plus de copier bêtement, ils innovent et étonnent.
Un voyage d’étude ou l’analyse des innovations est tout aussi importante que le réseautage et l’échange de propos par rapport à une culture intéressante mais fort différente de nos habitudes helvétiques.