Des bureaux clairs et spartiates, des bribes de conférences en langue anglaise émaillées d’éclats de rire des participants, provenant d’une salle de cours toute proche, clapotement rapide de claviers d’ordinateurs... Le visiteur du PSE est d’emblée confronté à une atmosphère simultanément empreinte d’efficience et de convivialité. C’est dans cet environnement dynamique de l’étage sommital du bâtiment A du PSE que la rédaction a rencontré M. Jean-Luc Mossier, qui en assume avec brio la direction depuis une année déjà. Une année fertile en événements.

Edouard Huguelet, rédacteur en chef du MSM: Entrons d’emblée dans le vif du sujet:
quelle fut l’idée fondatrice du PSE?
Jean - Luc Mossier
: Le PSE a démarré au début des années 90. Ce projet est issu de la prise de conscience de ce qui se passait ailleurs à ce moment-là, aux USA notamment. Les «pères fondateurs» furent en l’occurrence Messieurs Bernard Vittoz (à l’époque président de l’EPFL) et Jean-Jacques Paltenghi (alors responsable de la prospective et de la recherche), lesquels, avec quelques autres personnes, se sont rendu compte qu’il devenait nécessaire de créer une telle infrastructure, pressentant qu’elle correspondrait rapidement à un besoin qui commençait à se faire sentir.
Au début l’affaire a démarré relativement lentement, mais par la suite le besoin de ces structures de transfert technologique n’a fait que s’amplifier et correspond actuellement à une forte demande.
Concrètement, le premier bâtiment s’est rempli en cinq ans et demi, ce qui montrait que le marché n’était pas encore tout à fait mûr à l’époque. En revanche, le deuxième bâtiment s’est rempli en 14 mois seulement, le troisième est en chantier et le quatrième en projet. Tout cela tend à prouver qu’aujourd’hui la demande est présente et qu’elle répond parfaitement à la vision originale.

Quel est le degré d’avancement des projets de développements actuels du PSE?
J-L. Mossier :
Alors que le deuxième bâtiment fut construit, mis en service et rempli en 14 mois à fin 98, un troisième bâtiment est en voie de construction et ses futurs occupants sont actuellement répartis dans des locaux provisoires aménagés dans l’EPFL, solution qui nous permettra de tenir jusqu’à l’été prochain, lorsque ce troisième édifice (E-Center), aussi grand que l’ensemble des bâtiments existants, sera terminé.
Alors, nous établissons des projets pour le construction d’un quatrième bâtiment qui aurait comme fonction d’être le «centre opérationnel» du parc, tout en accueillant également d’autres activités liées aux start-up, telles l’enseignement de l’«entrepreneurship», un point de chute pour des sociétés de financement et autres activités de soutien. Ce serait donc essentiellement une plate-forme pour les activités d’un certain nombre de partenaires, notamment des entreprises du secteur privé, désireuses de collaborer avec les «start-up».

JL Mossier
Avant tout nous attachons de l’importance à l’aspect «coaching»
Jean-Luc Mossier
Quelle est l’organisation actuelle du PSE, principalement en ce qui concerne son administration et sa gestion?
J-L. Mossier :
Le Parc scientifique a un statut de Fondation et son conseil de fondation compte 12 membres, lesquels représentent les entreprises, organisations et personnes qui ont apporté à la fondation appuis financiers et conseils pour le démarrage. Ce Conseil élit un bureau du conseil qui est composé de quatre membres, parmi lesquels le président, qui est toujours M. Bernard Vittoz. Personnellement j’ai repris la direction de la fondation depuis octobre dernier.
Actuellement à ce niveau, nous sommes en période de transition et la direction se structure tout en définissant en accord avec le bureau de la Fondation les orientations et la stratégie future du PSE dans un environnement qui évolue très rapidement.
Pour être précis, nous sommes passés de la vision «philanthropique» des débuts visant à l’aide de création d’entreprises à une structure plus dynamique, au plus proche de marchés en constante mutation. Il est en effet devenu rentable de créer des start-up, ce qui pose la problématique du repositionnement de la Fondation, pour concilier profit et création d’entreprises. D’où le projet préalablement évoqué de développer une sorte d’interface au sein de laquelle des activités privées vont pouvoir désormais se développer. Voilà rapidement décrit le changement de mission qui est au centre des décisions qu’est en train de prendre le bureau du conseil de fondation.

Une question impertinente peut-être, l’existence même du PSE à deux pas de l’EPFL ne risque-t-elle pas de détourner les professeurs de leur mission fondamentale d’enseignement en les poussant à s’engager de plus en plus au PSE d’une façon intéressée, par exemple en tant que conseillers, copropriétaires, voire même fondateurs?
J-L. Mossier :
Je ne crois pas, bien que fondamentalement je n’aie pas à m’exprimer sur ce point qui relève de la stratégie de l’EPFL. Mais pour vous donner mon sentiment personnel, je crois que l’EPFL a intérêt à encourager la motivation des professeurs à participer à des projets d’entreprises.
En effet, les professeurs et collaborateurs scientifiques quittent en quelque sorte leur «tour d’ivoire» et l’essence même de leur enseignement, ainsi que l’orientation de leurs travaux de recherche s’en trouvent valorisés, car basés sur la pratique, donc sur du concret. La seule condition, évidemment, est de disposer d’outils de gestion de la propriété intellectuelle qui sont précisément bien développs au sein de l’EPFL et négocient au cas par cas les intérêts de l’EPFL en tant qu’employeur et en tant que propriétaire de la technologie.

Donc un appui concret pour les recherches?
J-L. Mossier:
C’est évident, puisqu’en fait les start-up sont issues d’une idée fondatrice et que réciproquement la recherche dans certains domaines se trouve fréquemment à leur origine! En fait, elles permettent de capter de la valeur sur le marché, la valorisent et apportent des liquidités lesquelles à leur tour permettent de financer la recherche: le cycle est bouclé et l’on s’approche de l’autofinancement de la recherche dans les Hautes Ecoles. Il existe nombre d’instituts universitaires technologiques de haut niveau dans le monde (et là je pense spécialement aux USA), qui sont financés essentiellement par les retombées de leurs activités commerciales.

Le mythe des financiers-comptables qui n’y voient que du feu est révolu
Jean-Luc Mossier
Quels sont les services offerts aux hôtes et locataires du PSE?
J-L. Mossier:
Avant tout nous attachons de l’importance à l’aspect «coaching», activité qui sert en fait à donner un tissu de relations aux jeunes sociétés, à les mettre en contact avec des gens qui leur permettent de démarrer et de progresser rapidement. Lorsqu’une idée nouvelle germe puis se précise, il est nécessaire de savoir au bout de quelques mois seulement si elle peut trouver un financement, si elle intéresse des partenaires industriels, si elle correspond à un besoin du marché, si elle peut rallier à sa cause un cercle de relations qui lui assure un bon développement.
En l’espèce, le PSE est une structure fondamentalement réalisée pour permettre aux partenaires de se rencontrer, de créer des opportunités, un cadre structuré dans lequel il est aisé de présenter les projets à des gens potentiellement partenaires ou intéressés à collaborer sous une forme ou une autre. De la sorte se produisent continuellement des réseaux de contact qui permettent aux sociétés de démarrer très vite.
Il faut opérer une distinction entre le «coaching» et les services. Le «coaching», c’est le conseil stratégique: nous aidons les entreprises débutantes à réaliser des «business plans», à définir leur politique d’entreprise, leur stratégie d’expansion, afin qu’elles puissent présenter un projet bien ficelé à un «network» qui les aidera à mettre tout cela en mouvement.
En ce qui concerne les «services», ce sont des activités plus opérationnelles, par exemple des actions sur le terrain, des activités que l’entreprise ne peut se permettre au départ parce qu’elle est trop petite. N’ayant pas la taille critique, elle tirera alors parti de services généraux que nous tenons à leur disposition, par exemple les relations avec les autorités, l’étude et la résolution de problèmes juridiques ou ayant trait à des permis de travail; bref tout l’ensemble de ces activités souvent administratives et pour lesquelles nous avons de l’expérience et des relations, alors que l’entreprise débutante serait complètement débordée si elle devait s’en occuper elle-même, surtout lorsqu’elle se trouve encore à un stade où elle ne sait même pas si elle va réellement décoller.
Donc au départ, il ne s’agira pas de lui demander de développer un plan comptable; il faut au contraire tout de suite des solutions par défaut, qui puissent fonctionner très vite, et ce sera seulement quand l’entreprise aura trouvé son financement et qu’elle démarrera concrètement qu’elle pourra se poser ce genre de questions et affiner ses services opérationnels en les développant en fonction de ses spécificités. Mais au départ il faut des solutions toutes faites, des «packages», des choses qui existent, de manière à ce que l’entreprise puisse se concentrer sur deux aspects: le développement et le marketing de son produit.

Y a-t-il des limites concernant la taille (donc l’espace occupé) des sociétés hébergées et leur durée d’hébergement au PSE?
J-L. Mossier :
Il y a donc deux modèles de sociétés hébergées; soit elles sont locataires et paient la surface qu’elles occupent, soit elles font partie du programme incubateur et à ce moment-là elles ne louent pas forcément un espace, mais elles font partie d’un programme leur donnant par exemple la jouissance de zones de travail communes. Elles ont surtout accès aux activités de «coaching» (d’accompagnement), aux salles de conférences, à tout ce dont elles ont besoin pour exister en tant que compagnies, sans forcément devoir occuper (du moins au tout début) des locaux attribués.
C’est ainsi que l’on trouvera d’une part ici aussi bien des gens qui n’ont pratiquement pas besoin de bureaux, que des entreprises installées, qui occupent une vingtaine de collaborateurs et sont en phase d’expansion.
D’autre part, le PSE héberge également des antennes d’entreprises établies à demeure, donc sans limite dans le temps. Mais comme le loyer est un peu plus cher que les prix du marché, une pression naturelle s’exerce afin qu’ils quittent le site. En résumé, nous sommes délibérément bon marché pour les petits mais chers pour les grands. La rampe de loyer est plus importante que pour le marché: pour les petits locaux le loyer est avantageux, alors qu’il est un peu plus dissuasif pour les grandes surfaces.

Les entreprises qui s’établissent au PSE doivent-elles absolument avoir un lien formel avec l’EPFL?
J-L. Mossier :
Pas forcément, elles peuvent venir de l’extérieur pour autant que le conseil de fondation juge leur projet porteur, en ce sens qu’il va développer des liens. A terme l’idée est que les sociétés hébergées développent des liens avec l’EPFL. Si elles arrivent de l’extérieur et qu’elles présentent un projet à haute valeur technologique, elles sont admises et ont six mois pour développer des relations avec l’école durant le début de leur activité. Donc il est possible d’accueillir des entreprises qui n’ont pas encore formalisé leur relation mais qui mènent à terme des projets qui seront demandeurs de technologie, et qui vont de ce fait être appelées à collaborer avec des instituts des hautes écoles.

Les nouvelles entreprises «start-up» doivent-elles absolument être créées par des anciens de l’EPFL?
J-L. Mossier:
Non, absolument pas, il se trouve que c’est souvent le cas, mais ce n’est pas une condition.

JL Mossier
La crédibilité du projet s’établit fondamentalement sur les détails pratiques de la mise en œuvre
Jean-Luc Mossier
Quelle est la proportion d’échecs dans la création de nouvelles entreprises?
J-L. Mossier :
Des échecs? Il n’y en a pas eu encore énormément. Les statistiques actuellement font apparaître très peu d’échecs, mais il y en aura certainement. C’est souvent le fait d’équipes peu soudées et qui de ce fait fonctionnent de façon chaotique.
Il est tout de même utile de préciser que le business des start-up ayant un bon projet à la clé, même avec une bonne équipe, constitue un marché de masse. C’est-à-dire qu’il y a quelques sociétés qui vont réussir et un certain nombre d’autres qui vont échouer. Il ne faut pas se focaliser sur les échecs, mais plutôt les utiliser pour en tirer des enseignements: la prochaine fois sera certainement la bonne.
A titre d’exemple, nous avons eu récemment un projet dans le domaine du «e-business» qui s’est arrêté parce qu’il ne trouvait pas de financement, Nullement découragé, le gars qui a lancé l’affaire, vu d’une part qu’il évolue dans un environnement où il côtoie journellement des collègues qui développent d’autres projets et que d’autre part il avait accumulé pas mal d’idées, est en train de plancher sur un nouveau projet, avec autant d’enthousiasme qu’au début.
Aux Etats-Unis, notamment dans la Silicon Valley, c’est une mentalité qui est très courante que de créer plusieurs entreprises, de faire des «serial killers», autrement dit des hommes qui travaillent sur plusieurs projets l’un après l’autre et voire même simultanément, acquérant de ce fait un savoir-faire croissant et se forgeant un bagage d’entrepreneur. Ce phénomène n’est malheureusement pas fréquent en Suisse. Ici, après une tentative infructueuse, on renonce et en rentre tout penaud dans le rang.
En revanche, il ne faut pas s’entêter si les résultats ne pointent pas rapidement le bout de leur nez: il ne faut pas essayer un projet pendant deux ou trois ans. L’acharnement thérapeutique ne paie pas: ce n’est pas de la médecine! Au bout d’une demi-année, il faut tirer le bilan: ça marchera ou ça ne marchera pas. Il n’y a pas de place pour le «peut-être»!
S’il y a du financement, on démarre. Si l’on se dirige vers une impasse, inutile de persister, il faut tout arrêter et tenter autre chose. Chacun sait que pour les start-up technologiques, il y a un taux de réussite relativement faible, il ne faut pas se leurrer. Elles arriveront finalement à décoller parce que les gens qui les constituent vont peaufiner leur vocation d’entrepreneur: d’une façon ou d’une autre ils y parviendront, mais il leur faudra une ou deux tentatives avant le «décollage». Ici au PSE, nous nous situons en complet porte-à-faux avec la vision helvétique qui veut qu’après l’échec du lancement d’une entreprise, on baisse les bras et qu’on aille se présenter à l’office de l’emploi.

Vous arrive-t-il parfois de donner à une entreprise le conseil d’«arrêter les frais»?
J-L. Mossier:
Sans employer ces termes évidemment. Mais le cas s’est fréquemment présenté. Plusieurs projets de gens «coachés» ont abouti à une impasse. En effet, l’une des missions du «coaching» consiste à suivre le projet du candidat, non seulement pour le soutenir dans ses efforts, mais aussi afin de pouvoir lui conseiller amicalement de l’abandonner le cas échéant s’il n’est pas convaincant.
En fait, c’est même le premier filtre qui évitera au candidat start-up d’éprouver une amère désillusion lorsqu’il se présentera devant un prestateur de capital.
Une bonne idée doit être longuement peaufinée, afin de pouvoir établir un business plan crédible, assorti d’un plan financier et d’une stratégie de mise en opération claire et réaliste. Elle peut permettre de réunir du «venture capital», ensuite, pour vendre cette même idée, c’est une affaire d’équipe et de procédures pratiques de mise en œuvre. La crédibilité du projet s’établit fondamentalement sur les détails pratiques de la mise en œuvre, aussi bien sur le plan technique que sur les plans marketing et financier. Par exemple, sur le plan financier, est-ce que tous les détails, par exemple les ratios, ont été prévus? Sont-ils corrects?

L’aspect communication de la part des «start-up» est très important, en particulier pour les capitalistes, afin qu’ils y comprennent quelque chose?
J-L. Mossier :
Ne vous leurrez pas: les prestataires de capital actuels sont rarement des banquiers suisses. Ce sont de plus en plus des professionnels, des familiers de la technologie.
Le mythe des financiers-comptables qui n’y voient que du feu est révolu. Les prestataires de capital actuels sont au contraire de fins spécialistes, bien au courant des potentialités de certains domaines technologiques. Donc si vous avez un «venture capitalist» qui est ferré dans le domaine de la biotechnique par exemple, il sait bien quels sont les tendances actuelles et futures du marché et quels sont les axes porteurs. Alors, il s’agit de présenter de façon bien documentée et convaincante un projet réellement innovant, et l’affaire peut rapidement passer au stade de la réalisation.

JL Mossier
S’il y a du financement, on démarre. Si l’on se dirige vers une impasse, inutile de persister
Jean-Luc Mossier
Y a-t-il des techniques privilégiées au PSE?
J-L. Mossier:
Le PSE n’est pas du tout focalisé sur une famille de techniques. A priori il a pour mission d’aider tous les projets qui présentent un réel potentiel industriel, indépendamment du secteur d’activités comme de la durée d’arrivée en maturité dudit projet.
Evidemment, le temps de développement technique est par exemple beaucoup plus bref pour une solution de «e-business» que pour le développement d’un microcicruit électronique complexe ou une nouvelle source laser. Certains développements prennent plus de temps que d’autres à apparaître sur le marché et cette phase n’est pas rentable dans l’immédiat. De ce fait les industries privées ont peut-être moins d’enthousiasme pour accompagner de tels projets.
Eh bien, c’est justement la mission du PSE de les accompagner durant cette phase critique durant laquelle ils ne sont pas encore rentables.
En résumé, la mission du PSE est de rester actif dans tous les domaines industriels dans lesquels sont formés des spécialistes et dans lesquels la Suisse est intéressée à développer de nouvelles filières industrielles.

Quels sont vos projets d’expansion actuels?
J-L. Mossier :
Nous avons deux bâtiments qui offrent des surfaces d’environ 2500m2 par bâtiment, donc un total de 5000m2. Actuellement nous «colonisons» un bâtiment à l’intérieur de l’EPFL pour une surface de 1000m2 environ et l’été prochain sera inauguré un troisième bâtiment appelé E-Center qui va amener 4000m2 en plus. Nous planifions l’extension du parc, incluant un aménagement de site et le développement de l’implantation de bâtiments futurs, un projet qui soit vraiment conçu pour les besoins du parc à moyen et long terme. C’est en route et c’est sur la base de cette planification nouvelle que les bâtiments futurs du PSE seront édifiés. Cela commencera par le E-Center, qui sera le bâtiment central du parc.

Pourquoi E-Center? En relation avec le terme «e-business»?
J-L. Mossier :
Pas du tout. Il s’appellera E-Center parce que le E majuscule est l’initiale d’«Entrepreneurship», donc un bâtiment dédié à l’esprit d’entreprise, mais qui n’a rien à voir avec le «e» minuscule du commerce électronique.
Ce bâtiment aura comme ambition de constituer le centre romand de la création d’entreprises high-tech. Ce sera l’endroit où les entrepreneurs high-tech devraient se rencontrer avec des activités d’enseignement et sans aucun doute avec les offres de transfert de technologie de l’école, qui pourraient en venir à la rencontre des jeunes entrepreneurs. Cette communauté d’entrepreneurs doit absolument se constituer: c’est important pour créer de la mise en relation (networking), comme elle existe dans d’autres régions à grande expansion technologique, comme en Californie par exemple où les gens se connaissent, où il y a une communauté d’entrepreneurs, des business angels, ce qui manque dramatiquement en Suisse romande.

JL Mossier a gauche interrogé par E. Huguelet
Peut-être le «mot de la fin»?
J-L. Mossier :
Le PSE est une organisation à vocation de création, qui évolue dans un marché de plus en plus orienté profit. Dans ce contexte, la mission d’une organisation non-profit est d’organiser une interface entre le monde académique et le monde des affaires.
C’est d’une part un endroit fondamentalement convivial dans lequel les gens des milieux académiques peuvent faire un peu de business, et d’autre part, c’est un endroit de business où les gens du monde des affaires viennent rencontrer les académiciens. Lorsque ces deux mondes s’interpénètrent, c’est l’interface parfaite. Aujourd’hui le PSE doit se positionner sur cette interface en laissant de la place au business privé, tout en restant présent sur le site pour réaliser une liaison de proximité avec les milieux académiques.




Auteur: Edouard Huguelet, rédacteur en chef du MSM - Mensuel de l'industrie
Tiré du magazine MSM Le Mensuel de l'industrie http://www.msm.ch

Tiré du MSM 08/2000 Rubrique "ENTRETIEN"