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Point de mire - 3

Encore quelques reflets de l'EMO

Le Jura bernois à l’EMO

A l’EMO, la plus forte concentration d’entreprises suisses provenait du Jura bernois. Ci-après quelques reflets et témoignages.

Selon l’avis unanime des exposants de la région Jura bernois, les affaires ont été meilleures que prévu. Selon Pierre-Yves Kohler, responsable du marketing chez Tornos S.A. (Moutier), «les vendeurs de l’entreprise ont rempli jusqu’au jour de la clôture près de 600 rapports de visites, proposé plus de 80 offres et signé une trentaine de promesses d’achats, lesquelles ont débouché sur une vingtaine de commandes fermes». Et de préciser encore: «Ces résultats vont au-delà de nos espérances et d’autre part, notre nouvelle machine Deco 42f a suscité un vif intérêt».


Vitrine régionale
«Nous avons investi ici plus de 800’000 francs pour assurer notre présence», constate Anton Menth, directeur général de Tornos. Il précise toutefois que certaines entreprises de plus petite taille ont trouvé d’autres moyens pour être présentes, ne serait-ce que par ce qu’elles veulent se profiler sur le marché allemand.
«C’est ici que la concurrence est la plus forte, il faut donc nous y montrer» relève Francis Ryf, membre de la direction de l’entreprise Daniel Charpilloz S.A. (Malleray).
De Précitrame S.A. (Tramelan) en passant par Précitool S.A. (Moutier) ou Hauser-Tripet-Tschudin à Bienne, le Jura bernois a montré une excellente vitrine où la mécanique de grande précision est reine.


Précision extrême
La société Kummer Frères S.A. à Tramelan présentait un tour dont la vitesse des axes numériques, 10 fois plus rapide que celle des axes habituels, assure en outre la tenue d’une précision extrême, soit la maîtrise du dixième de micron (0,1µm).
«C’est mieux de dire le sub-micron», précisait le directeur de l’entreprise, Christian Kummer, lequel estimait également «que l’EMO était une bonne foire, cette année».


Caméra «embarquée»
Tout aussi stupéfiante, la démonstration réalisée par l’entreprise Wenk S.A. de Bienne, sur le stand de 1600m2 du groupe Mazak, constructeur japonais que la société représente en Suisse. Il s’agissait d’un tour-centre d’usinage. Cette machine combinée réalisait des pièces complètement usinées via internet, une caméra étant installée sous le capot de la machine, transmettant en temps réel des images de pièces en cours d’usinage via le web.
«Cette machine japonaise peut être commandée à distance depuis le salon de l’appartement et elle représente la tendance du marché de la machine-outil, un secteur en croissance régulière et qui se porte mieux qu’on veut le faire croire» déclarait Michel Giauque, chef de vente.
Avis aussi partagé (mais avec un bémol) par
M. Philippe Scemama, directeur général de LNS S.A. (Orvin), qui est leader dans le domaine des ravitailleurs automatiques de barres:
«Il n’y aura plus de révolutions fondamentales dans le domaine de la machine-outil pour le futur à court et à moyen terme, mais plutôt une intensification et une optimalisation des composants». Une prise de position qui confirme la phase de stabilisation en cours dans le domaine des techniques d’usinage par enlèvement de copeaux.


Auteur: Roland Keller, Top-News, 2800 Delémont
Tiré du magazine MSM Le Mensuel de l'industrie http://www.msm.ch

Tiré du MSM 11/2001 Rubrique "Point de mire"