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Point de mire - 3
Un projet pluridisciplinaire de lArc jurassien soutenu par la CTI
Taraudeur universel
Lentreprise Juroca S.A. de Montsevelier (Jura) a débuté la commercialisation dun taraudeur numérique pour les petits filetages, soit de M0,2 à M2,5, donc essentiellement destiné à lhorlogerie, le biomédical et lappareillage fin.
Cette unité compacte peut aussi bien être implantée dans une ligne de production que sur une chaîne transfert ou une autre machine-outil.
Trois mots sur le constructeur
Lentreprise Juroca S.A. réalise des unités dusinage et des machines transfert de grande précision, ces dernières comportant également, outre des unités de fraisage, aussi bien des unités de perçage que de taraudage, doù lintérêt de développer un appareil de taraudage «numérique», donc sans mandrin expansible, réalisant le taraudage CN rigide (Rigid Tapping).
A noter que, adapté à un statif adéquat et muni dune table en croix, laccessoire, qui est une véritable petite machine en soi, est à même de fonctionner de façon autonome. La faible inertie de la partie tournante permet dappliquer des vitesses de rotation de la broche jusquà 8000t/min. La course de taraudage atteint 5mm. Des pinces à serrage rapide assurent léchange quasi instantané de loutil.
Genèse dun développement
Le développement complet du projet a été confié à lInstitut de recherche appliquée et de transfert de technologies TT-Novatech de lEISI (Ecole dingénieurs de Saint-Imier) avec la collaboration de Juroca S.A. pour la partie mécanique, lentreprise Affolter Electronique S.A. (Malleray) pour la partie commande numérique-électronique et la société Daniel Charpilloz S.A. (concepteur doutillage de filetage et de taraudage) pour le conseil en matière de taraudage, cette dernière entreprise mettant à disposition son laboratoire dessais. Le financement a été étayé par une aide de la CTI (Commission fédérale pour la Technologie et lInnovation).
Comment ça fonctionne
La clé du système est constituée par la commande et lélectronique, développées par Affolter Electronique. Il sagit dune commande numérique pilotant deux amplificateurs asservis en mode maître-esclave, le «maître» étant laxe rotatif et l«esclave» laxe linéaire de plongée et de retrait du taraudeur.
En effet, un axe linéaire est plus facile à «domestiquer» que la rotation dune broche, ce qui a déterminé la priorité, laxe linéaire se conformant à la dynamique de la broche en rotation, des algorithmes soccupant du contrôle permanent de position tout au long de lhélice du taraudage en voie de réalisation, du point darrêt et dinversion du sens de marche (moment critique étant donné linertie de la broche) et de son dégagement. Les cycles de taraudage sont programmés par un clavier intégré, un PC ou encore la commande CNC dune installation dans laquelle le dispositif serait implanté comme unité dusinage, ceci via une interface RS-232 intégrée. La surveillance du processus de taraudage peut donc être visualisée sur laffichage de la CN comme sur lécran du PC.
Auteur: Edouard Huguelet, Rédacteur en chef
Tiré du magazine MSM Le Mensuel de l'industrie http://www.msm.ch
Tiré du MSM 12/2001 Rubrique "Point de mire"
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