EMO 2017 : les préparatifs vont bon train à Hanovre

Les exposants redoublent d’ingéniosité pour attirer les clients.
Certains allant même jusqu’à offrir le voyage à leurs clients alors que d’autres utilisent d’autres astuces tel que Studer qui affrète un avion entier et proposer le déplacement payant mais lowcost à ses prospects…

Mettre un bras de robot sur un stand, rien de tel pour attirer les visiteurs. Ici sur le stand Stäubli au salon EPHJ-EPMT-SMT 2017 de Genève.

Ensuite il s’agit d’attirer le visiteur sur son stand…

Avant de définir le contenu du stand, savoir quels produits y exposer nécessite aussi de dévoiler une innovation pouvant définitivement attirer l’attention des visiteurs par un apport exceptionnel, mais cela ne suffit plus. Il serait exagéré de penser que l’affluence à un stand ne serait que liée au fait de montrer un produit incomparable. La sortie des nouveaux produits devrait idéalement être lié à des « annonces magistrales » dans une liste de salons choisis, où l’on ne manquera pas de qualifier les nouveautés de « première suisse » ou même de « première mondiale ».

Rien de se passe si personne n’est au courant…

Une large campagne de marketing débute très tôt par une publication des nouveautés présentées via les canaux de distribution habituels : Newsletter, Mailing, revues techniques. Etre présent sur un salon ne signifie pas forcément sur un seul stand, il est également bénéfique de faire marcher des synergies avec des fournisseurs ou des utilisateurs.

Des exemples probants de réunion de compétences
ou de synergies multi-entreprises

Une synergie réussie entre Crevoisier et Laser Cheval au profit des clients horlogers à la recherche de décoration «manufacturée rapidement» grâce aux bras du robot Stäubli.

A titre d’exemple un fabricant d’outil proposera ses services auprès d’un sous-traitant utilisant avec satisfaction ses outils ou encore un fabricant de machines pouvant faire la promotion sur ses centres d’usinage. On y verra par exemple une large publicité montrant la compatibilité exemplaire de cette gamme d’outil avec la solution d’usinage présentée. Un fournisseur de robot serait par exemple enchanté de pouvoir proposer une démonstration d’agilité par un déplacement précis d’outil, tel un alésoir pénétrant avec délicatesse dans un palier.

Sur le stand Crevoisier à l’EPHJ-EPMT-SMT, une belle collaboration ou plutôt une synergie entre le fournisseur de robot Stäubli; Laser Cheval, le spécialiste du gravage laser et bien entendu le fabricant et intégrateur de systèmes automatisé de finition et de polissage Crevoisier SA.

Exemple de synergie:

Une synergie réussie – L’usineur de précision Gebr. Bräm AG s’est lié avec le fabricant de machines  Kern Microtechnik de la Forêt noire afin de proposer au marché suisse une représentations locale. Le détail sur le site du SIAMS et sur celui du SMM

Une synergie débutant par un stand commun à l’EMO 2017 – Le sous-traitant Borotec à St-Blaise (NE) avec le fabricant d’outils Union Tool Europe SA
L’explication complète dans ce reportage-interview écrit par Gilles Bordet pour le magazine MSM.

 

Tout savoir des objets connectés

Si l’Internet des Objets a beaucoup fait parler de lui, il ne semble pas faire vraiment partie de notre quotidien. Et pourtant cet Internet des Objets est déjà bien là et son manque de visibilité n’est, pour ainsi dire, qu’apparent…

Auteurs: Xavier Comtesse, Florian Nemeti,
Giorgio Pauletto et Dominique Duay

Mine de rien l’Internet des Objets (IoT en anglais pour Internet of Things) s’est déjà glissé dans beaucoup de situations usuelles. Téléphones portables, véhicules et transport, objets domestiques, bâtiments, bureaux ou maisons résidentielles, quartiers et villes se sont tous vu doter de capteurs, d’émetteurs, de circuits intégrés et de dispositifs de communication comme les puces RFID (Radio Frequence IDentification), les cartes SIM ou eSIM, Wifi, Bluetooth, etc. ; ils ont tous connu un tel mouvement de miniaturisation qu’ils échappent à notre attention.

Dans le transport humain et de fret, un grand potentiel d’automatisation et de commande autonome existe. Un exemple particulier est la supervision des camions avant l’entrée dans un tunnel routier afin de prévenir tout accident à l’intérieur. (Source: Sick.com)

Cet article est une introduction à un ouvrage de référence intitulé «La Révolution des Objets» écrit par Xavier Comtesse, Florian Németi, Giorgio Pauletto et Dominique Duay. Il paraitra le 20 novembre 2017, aux éditions G d’Encre, Le Locle.

Les capteurs de pression piézorésistifs de la société KELLER AG se distinguent très nettement par leur haute précision et leurs plages de pression allant de 5 mbar à 2000 bar.

Une première approche des concepts
Le terme d’objet désigne ici toutes choses qui nous entourent telles que des appareils ménagers (du réfrigérateur à la chaîne HiFi), des machines, des véhicules, des appareils médicaux, etc. L’expression «objet connecté» désigne en fait toute chose concrète matériellement adressable par le protocole Internet (donc aussi bien sur un réseau local que sur un réseau élargi à l’Internet) qui comprendrait un dispositif électronique agrégeant capteurs, capacité de traitement et fonctions de communication sans fil. L’Internet des objets, c’est donc cet ensemble formé des objets capables de communiquer sans fil localement ou via l’Internet.
Ainsi des objets courants comme la télévision ou l’automobile sont des objets connectés dès lors qu’ils disposent de deux fonctionnalités : des moyens de mesurer des données (capteurs) et un dispositif d’analyse/transmission de celles-ci — puce incluant Wifi, Bluetooth, NFC (Near Field Communication, technologie d’échange de données à très faible distance, quelques centimètres), RFID ou encore une carte SIM pour la communication vers l’Internet. Tous les objets qui nous entourent peuvent ainsi être plus ou moins transformés en objets connectés. Il est important de souligner ici que «connecté» ne veut pas toujours dire être relié obligatoirement à Internet.
Un bon nombre d’objets seront connectés au sein de mini-réseaux locaux sans forcément disposer d’un accès à Internet qui ne leur sera d’aucune utilité pour accomplir la tâche précise qui les concerne. Par exemple, les capteurs de pression des pneus des automobiles produisent une information qui n’intéresse directement que le conducteur et le garagiste.
Au final le nombre d’objets connectés non reliés à l’Internet est potentiellement très important sans qu’on puisse évaluer aujourd’hui la proportion qu’il représentera.
Une équipe de l’ETH de Zurich a évalué à 150 milliards le nombre d’objets connectés à l’horizon 2025. C’est considérable si l’on pense que pour l’instant (2017), il n’y en aurait que 15 milliards à être déjà connectés dont la majorité sont des téléphones mobiles (7 Mia), des voitures (1 Mia) ou encore des téléviseurs (1 Mia).
L’avenir nous le dira… ce qui importe vraiment, c’est l’immense levier de croissance que l’IoT représente pour les entreprises. Ce qu’il faut garder à l’esprit c’est donc cette unique opportunité de croissance que porte avec lui l’IoT.

Ainsi, quels que soient les produits ou services aujourd’hui proposés, ils seront nécessairement affectés d’une manière ou d’une autre par l’Internet des Objets.

  • Comment se définissent les objets connectés ?
  • Quelle masse de données devrons nous gérer et sous quelle forme ?
  • Quelle économie va émerger de tout cela ?
  • Quels sont les futurs grands acteurs de cet IoT ?
  • Quelle sera la place du «consom’acteur» ?

A ce propos lire aussi
 Vers l’économie directe avec les consom’acteurs 
un article de Florian Németi et Xavier Comtesse

  • Comment faut-il se préparer ?
  • Quelle est la marche à suivre pour y participer ?

Les questions sont nombreuses et les réponses pour les entrepreneurs sont souvent plus difficiles à formuler qu’on aurait pu l’imaginer en première approximation. Désormais une aide va les accompagner durant la transformation sous la forme de l’ouvrage «La Révolution des Objets»

«La Révolution des Objets», un ouvrage de référence qui paraitra le 20 novembre 2017, aux éditions G d’Encre est écrit par un collectif d’auteurs:

Xavier Comtesse, Master en Mathématicien, Doctorat en Informatique, journaliste horloger, éditorialiste à l’Agefi et à la Tribune de Genève.
Florian Nemeti, directeur de la CNCI, Chambre Neuchâteloise du Commerce et de l’Industrie.
Dominique Duay, co fondateur du Swiss Data Forum et Data Entrepreneur chez Trivadis.
Giorgio Pauletto, Expert en prospective, stratégie et innovation aux SIG (Services Industriels de Genève).

 

Autres informations et article complet sur www.msm.ch/

 

 

Innovation de rupture en rapport avec l’assemblage automatisé 4.0

CP Automation bien connu pour son savoir-faire en matière de machines spéciales est désormais à un tournant. Cette dynamique entreprise fribourgeoise a créé une innovation de rupture. En effet désormais, en complément de ses machines spéciales, elle proposera aussi des machines standards. Grâce à une modularité intelligente CP Automation est désormais en mesure de proposer une ligne d’assemblage normalisée pour toutes les spécialités. Continuer la lecture de « Innovation de rupture en rapport avec l’assemblage automatisé 4.0 »